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PHOTO: Caritas Mauritanie

LA MINI LAITERIE DE WINDE HAIRE À MBOUT

Afin de promouvoir le développement économique local, Caritas a collaboré avec l'Association pour l'auto développement (AMAD) pour mettre en place une mini laiterie dans le village de Winde Haire, situé dans la commune de Mbout.

La construction d'une unité de transformation du lait et la formation d'un groupement de 10 femmes ont été nécessaires pour mener à bien l'installation de cette mini-laiterie.

Grâce à la mini laiterie, les femmes peuvent compenser les pertes de lait énormes pendant l'hivernage, tout en générant des revenus supplémentaires.

La production quotidienne est estimée à 150 litres de lait. Néanmoins, la production prévue est de 50 litres par jour pendant la saison sèche et de 100 litres par jour pendant l'hivernage. La capacité de production maximale sera atteinte en cinq ans grâce à une amélioration progressive de cette production effective.

L'objectif est de commercialiser les produits de la mini laiterie auprès de 50 consommateurs locaux et de 1000 consommateurs dans le département de M'Bout.


Présentation de la matière première et des produits transformés :

le lait cru

Le lait cru est un lait qui n'a subi aucune transformation ou modification. Le lait cru est un aliment liquide, complet et très nourrissant, regroupant tous les composants indispensables à l'alimentation humaine et animale.

le lait pasteurisé
La pasteurisation du lait permet de détruire la totalité des germes pathogènes et de réduire considérablement les germes d'altération.
Le lait pasteurisé est un produit transformé qui, bien que relativement modéré en termes de température (90° pendant 10 minutes), se rapproche le plus possible du lait cru en ce qui concerne le goût et les valeurs nutritives. Malgré la neutralisation partielle des germes d'altération, le lait pasteurisé doit être conservé au froid et pour une durée limitée (quelques jours à quelques semaines).

le lait caillé (fermenté)
Le caillé sucré ou pas est produit de la fermentation du lait préalablement pasteurisé à l’aide de ferment lactique.
Ce produit est le plus populaire traditionnellement et la technique est maîtrisée par les femmes qui se consacrent à la transformation et à la commercialisation à l'échelle locale.
Les températures idéales pour obtenir un bon caillage sont d'environ 30°C, ce qui nécessite un mode de construction adapté en termes de sélection des matériaux et de conception. La fermentation dure entre 8 et 12 heures, ce qui oblige les femmes à se rendre à la mini laiterie à des heures tardives dans la nuit.
Il convient de prendre en considération cette contrainte lors de la sélection des sites pour l'implantation de la mini laiterie. Le lait caillé est acheminé et maintenu à basse température pendant plusieurs semaines.

le Yaourt
Le yaourt est obtenu en caillant le lait préalablement pasteurisé, en y ajoutant un ferment spécifique et en le laissant incuber à une température de 45° pendant quatre à cinq heures. La fermentation peut être réalisée en pots pour obtenir un yaourt ferme et dans des seaux de 10 à 20 litres pour être brassé et mis en sachet obtenant ainsi un produit yaourt brassé.
Ce produit est proche du lait caillé et il en diffère par une texture filante et un goût plus doux et crémeux.





La commercialisation :

La présidente de la coopérative souligne que la mini-laiterie était la principale réalisation qu’elle connaisse au profit des coopératives dans la zone. «Aucune autre ONG n’a jamais fait quelque chose de similaire dans la commune de Foum Gleïta», a-t-elle affirmé. Elle fournit des explications détaillées sur la fonctionnement de la mini-laiterie, de l’approvisionnement en lait à la vente, en passant par les différentes étapes, comme les tests, les mesures, la pasteurisation, le refroidissement, la congélation.

Elle donne des indications sur la commercialisation, précisant qu’elles ont su s’adapter à la clientèle, en proposant par exemple un produit adapté aux élèves des écoles à Foum Gleita à un prix de 5 MRU le sachet.

Elle indique que, malgré quelques difficultés liées à l’approvisionnement, notamment pendant la saison sèche au cours laquelle les éleveurs transhument, elles s’en sortent pas mal et parviennent, après paiement de toutes les charges, à réaliser des bénéfices qui sont reversés dans la caisse de la coopérative, qui procède à un partage 2 fois par année.

Caritas Mauritanie @ 2024