Projet de Santé de Dar Naïm - PSDN

Le projet santé de Dar Naïm (PSDN), initié en 1989, a pour objectif de favoriser la santé de base des populations de Dar Naïm et de diversifier les actions de prévention et d'éducation à la santé.

Rattachées à la pyramide sanitaire de Dar Naïm (quartier périphérique de Nouakchott), l'équipe soignante et les infrastructures du projet proposent des soins de base, avec un accent particulier sur la santé maternelle et infantile.

Son offre en matière de soins est la suivante :

  • 1 centre de santé, Tab Salam Diam, comprenant une maternité, un centre de récupération et d'éducation nutritionnelle ainsi qu'un laboratoire de base. Service 24h/24.
  • 3 postes de santé avancés équipés chacun d'une salle d'accouchement : Tab el Avia (depuis 1995), Tab el Kheir (1996) et Tab Teïssir (1997). Tous les frais de fonctionnement, salaires compris, sont assurés par les recettes du recouvrement des coûts. Service 24h/24.
  • Du personnel formé (environ 24 personnes: sage-femmes, infirmiers, auxiliaires de santé, nutritionnistes).
  • L'approvisionnement en médicaments essentiels.

Il a appuyé à la création :

  • de comités de santé impliqués dans la gestion du système
  • d'une mutuelle de santé pour favoriser l'accessibilité financière aux soins ; cette structure est indépendante du projet PSDN et appuyée par Caritas Mauritanie

Contre quoi luttons nous ?

  • L'état de santé inquiétant de la population. Les affections les plus courantes dans le quartier sont le paludisme, la tuberculose, l'anémie, les infections respiratoires aiguës, les maladies diarrhéiques, les dermatoses et les conjonctivites. Les causes de ces problèmes résident dans les conditions de vie de la population du quartier, marquées par un accès difficile à l'eau potable, des conditions d'hygiène insuffisantes, l'insalubrité, la précarité du logement et la malnutrition.
  • L'offre de soins insuffisante malgré l'installation d'unités de santé étatiques et privées. Le nombre de médecins reste faible ; les structures de santé étatiques ne jouent pas pleinement leur rôle de supervision et de soutien ; la coopération et la recherche de complémentarité entre les divers organismes de santé du quartier doit encore être développée ; enfin l'accessibilité reste insuffisantes, à cause de l'absence de routes et la pénurie de transports en commun.
  • L'accessibilité financière des services de santé réduite. La faiblesse des revenus est la barrière fondamentale de l'accès aux soins pour toutes les personnes interrogées. Les systèmes officiels de protection sociale sont mis en place au profit exclusif des salariés du secteur formel et de leurs familles. Ce qui exclut les populations les plus démunies de couverture sociale. Plus globalement les soins de santé s'avèrent inaccessibles pour les indigents qui sont, de plus, difficiles à identifier.