Projet d'Appui aux Groupements Féminins - AGF

En Mauritanie, où 46% de la population a un revenu inférieur à 1US$ par jour, les femmes chefs de famille et les jeunes filles issues de milieux défavorisés sont dans une situation d'extrême vulnérabilité qui associe pauvreté économique (sous emploi, chômage), humaine (analphabétisme, manque de formation) et faible reconnaissance sociale.

Une union encourageante… En 2007, 25 des coopératives appuyées par le projet se sont regroupées en Union des Coopératives. Leurs objectifs : mutualiser les expériences et les ressources, et renforcer leur poids dans le dialogue avec les partenaires nationaux et internationaux…

Depuis 2001, Caritas Mauritanie a appuyé près d'une centaine de coopératives de femmes des quartiers périphériques pauvres de Nouakchott de Sebkha et El Mina.

Le projet cherche à engager les femmes dans un processus de développement endogène durable.cela implique une forte participation des femmes dans l'identification des contraintes de leur milieu et l'élaboration de solutions (activités), ainsi qu'une connaissance approfondie des faiblesses et potentialités des groupes qui permet de définir une véritable stratégie de progression

Les coopératives appuyées par le projet n'étant pas toutes au même stade de développement humain et économique, la méthodologie appliquée par Caritas s'adapte aux besoins spécifiques et au niveau de structuration des groupes.

Ainsi, 2 types d'appui peuvent être distingués

  • Accompagnement des nouvelles coopératives non structurées. Il constitue le noyau dur de l'action de Caritas. Il est appliqué auprès des coopératives de ces quartiers depuis 2001. Cet appui se divise en trois axes principaux : l'alphabétisation, la formation en gestion administrative et financière des coopératives et la mise en place d'activités génératrices de revenus (dotations financières et appui à la formation technique).
  • Accompagnement de l'Union des Coopératives et des coopératives structurées vers la formulation, la planification et la mise en oeuvre autonome de projets d'intérêt individuel ou d'intérêt général. Les domaines prioritaires ont été identifiés par les femmes lors d'ateliers en juin et octobre 2007. Ils touchent : la commercialisation des produits réalisés par les coopératives, la formation professionnelle, la santé maternelle et infantile, la formation des jeunes, etc. Cet appui s'adresse aux coopératives ayant atteint un certain degré de structuration. Le rôle du projet est alors d'accompagner l'autonomisation de ces groupements en renforçant leurs capacités organisationnelles et en favorisant la création de nouveaux partenariats. Ce volet est un volet "pilote".

Si le type d’action mené avec les membres des coopératives pour améliorer leurs conditions de vie s'adapte à la situation particulière de chaque coopérative, la méthode utilisée est constante et vise une progression irréversible. Cette progression passe d’abord par le développement humain qui peut rendre possible un développement économique durable. C’est pourquoi l’élément permettant le « démarrage » d’une coopérative est souvent l’alphabétisation. Dans une phase plus avancée, le développement de la capacité d’analyse et la réussite d’activités génératrices de revenus permettent de travailler avec les groupes cibles sur la mise en œuvre d'activités économiques plus ambitieuses (micro entreprise) et d'activités visant la promotion de leur communauté (d'intérêt général). Mais la finalité de l’action est toujours de promouvoir, à terme et selon le rythme des femmes, un développement humain, social et économique durable.